Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/482

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Désambois.

Demain, monsieur, je vous attendrai chez moi, à six heures du matin.

Les portes du fond se ferment.

Le quadrille continue piano.


Horace.

Je craindrais de ne pas être exact… je ne me lève qu’à huit… D’ailleurs, je ne vous retiendrai pas plus d’une minute.


Désambois.

Parlez, monsieur.


Horace.

Il paraît, monsieur, que, comme tuteur, vous opposez quelques difficultés à mon mariage avec ma cousine.


Désambois.

Je serai franc… c’est vrai, monsieur.


Horace.

Y aurait-il de l’indiscrétion à vous demander pourquoi ?


Désambois.

Aucune… En principe, je ne crois pas aux militaires comme maris !


Horace.

Ah !… Et sur quoi basez-vous cette opinion… désobligeante, mon cher monsieur Désambois ?


Désambois.

Les militaires aiment les chevaux, le bruit, le tabac, l’absinthe…


Horace.

C’est-à-dire que vous nous considérez comme des sauvages, mon cher monsieur Désambois ?…


Désambois.

Pas tout à fait.