Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/498

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Lucile.

On vient d’apporter un bouquet de la part de M. Magis… et M. Horace s’est cru le droit de me l’arracher des mains et de le mettre en pièces.


Madame de Guy.

Comment ?


Désambois.

C’est révoltant ! et, comme tuteur…


Horace, à Désambois.

Laissez moi tranquille, vous !… ou sinon !…


Désambois, changeant vivement de place.

Je ne vous parle pas.


Madame de Guy.

Horace !….une pareille violence ! chez moi ! et envers qui ?…


Horace.

C’est possible ! mais, depuis hier, on semble prendre à tâche de me blesser, de me rendre ridicule ! Ce prétendu qu’on doit toujours remercier et qu’on ne remercie jamais… dont on accueille les bouquets ! On croirait vraiment qu’on s’est servi de moi comme d’une amorce pour attirer l’autre.


Lucile et Madame de Guy.

Oh !


Désambois.

C’est abominable !


Horace.

Je ne me prêterai pas à un pareil rôle, jamais ! (Lançant un coup de pied au bouquet.) Va-t’en au diable !

Il sort.