Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/508

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Horace.

Est-il possible, ma petite Lucile !


Lucile.

Mais à une condition.


Horace.

Laquelle ?


Lucile.

C’est que vous ne vous mettrez plus en colère.


Horace.

Oh ! je le jure !… Tenez, je le jure sur cette petite sonnette qui est là… et qui me rappelle tous mes torts.

Il désigne la sonnette qui est sur le guéridon.


Lucile.

À la bonne heure !… Mais souvenez-vous du serment que vous me faites, et, si jamais vous l’oubliez, c’est elle qui vous rappellera à l’ordre.


Horace.

Maintenant, petite cousine, expliquez-moi ce rayon de soleil qui vient d’apparaître.


Lucile.

Oh ! rien du tout ! Je ne puis vous dire qu’une chose : Votre domestique est un bien brave homme.


Horace.

Bernard ?


Lucile.

Dites-moi, mon ami, il paraît qu’il n’aime pas le chocolat ?


Horace.

Ca !… il manque d’enthousiasme pour ce comestible.