Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/125

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Emma.

Eh bien, alors ?…


Célimare.

J’étais jeune… j’ai été entraîné…


Emma.

Après huit jours de mariage !


Célimare.

Mais tu n’as pas compris… le chapeau… c’est le chapeau de l’année dernière ! Voyons… réfléchis seulement une minute… Depuis huit jours, je ne te quitte pas… je ne suis pas sorti une seule fois… (Prenant la lettre des mains de sa femme.) D’ailleurs, regarde ce papier, il est vieux il est jaune, il est fané… (Apercevant la date.) Tiens !… 62 !… elle a daté !… (Embrassant le papier.) Oh ! merci !


Emma, vivement.

Comment, monsieur !


Célimare.

C’est la date que j’embrasse !… (Vernouillet paraît à la porte de droite.) Es-tu convaincue, maintenant ?


Emma.

Oui !… mais vous n’en avez pas moins été l’amant de madame Bocardon !


Vernouillet, qui est entré et qui a entendu.

Ah bah !… lui ?


Célimare, à Emma, voyant Vernouillet.

Silence !…


Vernouillet.

Je vous demande pardon… j’ai entendu sans le vouloir…