Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/166

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Pardon, monsieur (Beaudéduit reparaît.), vous venez de Paris…


Beaudéduit, redescendant un peu.

À cheval !…


Bécamel.

Oui… vous me racontez vos procès, vos duels… pour quoi faire ?


Beaudéduit, redescendant tout à fait.

Comment ! pour quoi faire ? Ah ! sapristi ! vous avez raison !… j’ai oublié un détail !… Mon adversaire !… l’avocat qui s’est retourné…


Bécamel.

Eh bien ?


Beaudéduit, gaiement.

C’est votre gendre ! c’est Savoyart !


Bécamel, Cyprien et Cécile.

Ah ! mon Dieu !


Bécamel.

Et vous osez vous présenter ici tout couvert de son sang !


Beaudéduit, après avoir regardé son habit.

Réjouissez-vous… il sera sur pied dans trois mois…


Cécile et Bécamel.

Trois mois !


Beaudéduit, avec solennité.

Alors, je lui ai demandé quelles étaient ses dernières volontés… il m’a prié de monter à cheval, attendu que cela lui était impossible… dans ce moment, et de venir vous faire part de son douloureux… bobo.