Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/31

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Célimare.

Quoi donc ?


Bocardon.

Ce n’est rien… Croirais-tu que tu as oublié de nous inviter à ton repas de noce ?


Célimare.

Je vais t’expliquer… ma belle-mère…


Bocardon.

J’ai arrangé tout cela… Ninette était furieuse… elle disait : "Il me le payera ! il s’en souviendra ! Tiens ! son tabouret !…" Tu sais, ce joli tabouret qu’elle brodait pour toi ?… elle ne voulait pas le finir… Alors, j’ai tout pris sur moi. Tu vas voir comme je suis fin… je lui ai dit que tu m’en avais parlé… que tu m’avais chargé de l’inviter… et que cela m’était sorti de la tête.


Célimare.

Comment !


Bocardon.

Ainsi, sois tranquille… nous viendrons tous les deux.


Célimare, à part.

Sapristi ! nous serons vingt et un… et on ne tient toujours que seize.


Bocardon.

Ca l’a un peu calmée… Malgré cela, depuis quelques jours, elle est agacée… Tiens, au fait, depuis le jour où tu nous as fait part de ton mariage… elle est d’une humeur… on dirait que cela la contrarie…


Célimare.

Pourquoi serait-elle contrariée ?…


Bocardon.

C’est ce que je lui ai dit : "Qu’est-ce que ça te fait ? Célimare