Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/353

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Elisa.

Je ne crois pas aux déjeuners d’amis.


Carbonnel.

Elisa, je te jure…


Elisa.

Ne jurez pas ! ce serait parfaitement inutile.


Carbonnel, se montant.

Ah ! mais prends garde ! tu me traites comme un petit garçon !… Tu me donnes ma semaine ! Je puis me révolter à la fin ! je puis dire : Je veux !


Elisa.

Ah !… Eh bien, dites… C’est aujourd’hui jeudi, notre jour de réception, et… si vous me poussez à bout…


Carbonnel.

Eh bien ?


Elisa.

J’invite le colonel !


Carbonnel, à part.

Là ! qu’est-ce que je disais !… On ne l’enverra donc pas en Chine, celui-là ?


Elisa.

Je l’avais prié de cesser ses visites…


Carbonnel.

Oui, mais il t’envoie des bouquets… des lettres…


Elisa.

Que je ne lis pas ! que je brûle !


Carbonnel.

C’est vrai.