Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/352

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Dieu, que tu es donc fraîche et jolie ce matin !… Une rose pompon !


Elisa.

Oh !… vous avez besoin d’argent !


Carbonnel.

Moi ?… peux-tu penser… ? (Se ravisant.) Eh bien, oui, là !… tu sauras tout ! J’ai eu le malheur de perdre un déjeuner.


Elisa, avec intention.

Chez Brébant ?


Carbonnel.

Non !… Allons donc ! Brébant… Chez Véfour… Un déjeuner d’hommes… pas de dames ! Voilà deux mois que je le dois… parce qu’il faut te dire que c’était avant…


Elisa.

Avant quoi ?


Carbonnel, hésitant.

Avant… que tu m’eusses prié de te confier les clefs… et mes amis… tous hommes… ont pensé que, si ça se pouvait… sans te contrarier… ça, si ça te contrariait… enfin c’est pour aujourd’hui.


Elisa.

Ah !


Carbonnel.

Et j’aurais besoin de quinze ou vingt louis…


Elisa.

Non, monsieur.


Carbonnel.

Comment ?