Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/37

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Bocardon.

Intime.


Madame Colombot.

Soit… Monsieur, il s’agit d’une lettre anonyme que j’aie reçue, il y a quelques minutes à peine…


Célimare, étonné.

Une lettre anonyme ?


Bocardon.

Sans signature ?


Madame Colombot.

Je ne l’ai pas même montrée à mon mari… Je me suis jetée dans un fiacre… Car, dans une heure, il ne serait plus temps de rompre.


Célimare.

Mais de quoi s’agit-il ?


Madame Colombot.

Monsieur Célimare, votre fortune, votre brillante fortune… nous a déjà fait passer par-dessus bien des choses… et, pour ne parler que de votre âge, croyez bien que, sans vos quarante mille livres de rente…


Célimare.

Oui… je sais… M. votre mari a déjà eu l’obligeance de me le dire… Mais cette lettre ?…


Madame Colombot.

Elle nous révèle un fait monstrueux… Vous avez un attachement, monsieur !…


Célimare.

Par exemple !


Madame Colombot.

Une femme chez laquelle vous passez toutes vos soirées.