Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/451

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LE CLUB CHAMPENOIS



Le théâtre représente une salle de bal. À droite, un petit orchestre avec instruments appendus au mur. À gauche, un bureau sur une estrade servant de tribune. Porte au fond, à droite, troisième plan ; la porte de l’école communale, à gauche, troisième plan ; une autre porte, bancs et chaises.





Scène première


PONTCHARRAT, HENRIETTE,
puis la voix de Gindinet dans la coulisse.




pontcharrat, lisant le journal pendant qu’Henriette travaille.

« République française… Décret du Gouvernement provisoire… » (Parlé.) Ah ! très bien ! ah ! très bien ! voyons la rente… ça ne monte pas, j’en ai. (Reprenant le journal.) Encore un décret, deux décrets, quatre décrets, six décrets… (Parlé.) À la bonne heure ! voilà un gouvernement qui fonctionne… oui, mais la rente ne monte pas. (Reprenant le journal.) Ah ! çà, c’est une circulaire… J’en ai entendu parler. Ah ! très bien ! ah ! très bien !


henriette, travaillant.

D’abord, vous, mon oncle, vous approuvez tout, toujours… comme sous l’ancien gouvernement…