Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/77

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Célimare.

Ce n’est pas ma faute… c’est ma belle-mère qui a disposé le couvert.


Vernouillet.

Au dessert… quand j’ai chanté… on parlait, et vous n’avez pas réclamé le silence… vous-même, vous avez causé…


Célimare.

Moi ?… permettez…


Vernouillet, avec autorité.

Je vous dis que vous avez causé !


Célimare, à part.

Hein !… est-il exigeant, cet animal-là, voilà ce que c’est que de les gâter.


Vernouillet, avec amertume.

Tout à l’heure… vous étiez à table, et vous ne m’avez pas même offert un verre d’eau.


Célimare.

Nous avions presque fini…


Vernouillet.

Non, monsieur… vous en étiez aux radis.


Célimare.

Vous croyez ?…


Vernouillet.

J’en suis sûr… je me suis retiré le cœur ulcéré.

Célimare - Voyons, Vernouillet !…


Vernouillet.

Et savez-vous où je suis allé ?…