Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/85

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C’était un soir… non… un jour… il faisait extrêmement chaud… j’étais allé vaguement à l’école de natation… Tout à coup mes deux pieds se prennent dans les filets, au fond.


Tous.

Ah ! mon Dieu !


Célimare.

Je tirais… je tirais… impossible de me dégager… je commençais à faire des réflexions sérieuses… "Mourir si jeune ! " m’écriai-je, (se reprenant) me disais-je, parce que, au fond de l’eau, on ne peut pas crier…


Colombot, naïvement.

C’est vrai !


Célimare.

J’en étais là… lorsqu’un homme… pourquoi ne le nommerais-je pas ?… Vernouillet ! l’intrépide Vernouillet, se précipite dans les flots.


Emma.

Comment ?…


Célimare.

Et il venait de manger… notez ce détail ! il plonge… il me rejoint, il me serre la main en me disant : "Courage, Célimare, ne désespérez pas de la Providence."


Colombot.

Dans l’eau !


Célimare.

Son regard semblait me dire : "Courage, Célimare !…" puis, avec une énergie… qu’on ne lui soupçonnerait pas… il déchire le filet.


Madame Colombot.

Avec quoi ?…