Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/103

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Armand.

Je vous ai à peine vue depuis mon retour… n’avez-vous rien à me dire ?


Thérèse.

Mais on ne vient pas au bal pour causer… il me semble que nous avons assez bavardé ce matin… et je ne vois pas… Ah si, une rencontre… tu sais bien, Lucie…


Armand.

Lucie ?… non !


Thérèse.

Mais si… tu la voyais au parloir… Elle est mariée.


Armand.

Ah !


Thérèse.

Elle est allée l’année dernière aux eaux d’Aix avec dix-sept robes ; est-elle heureuse !


Armand.

Oh ! oui ! de façon qu’une personne qui y serait allée avec dix-huit robes serait encore plus heureuse ?


Thérèse.

Ce n’est pas cela que je veux dire. (On entend la musique à côté.) Entends-tu l’orchestre… on commence…


Armand.

Allez, je me reprocherais de vous retenir plus longtemps.


Thérèse.

Oh ! il est trop tard maintenant… tout le monde est placé… Voyons, qu’avais-tu à me communiquer ?


Armand.

Oh ! rien de bien intéressant… je voulais vous parler