Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/28

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Dutrécy.

Alors, ce n’est pas pour moi… c’est pour le melon.


De La Porcheraie.

Soyons francs… Vous m’invitez, parce que ça vous ennuie de déjeuner seul…


Dutrécy, s’oubliant.

Oui… (Se reprenant.) C’est-à-dire non…


De La Porcheraie.

Moi, j’accepte… parce que votre déjeuner est le meilleur…


Dutrécy.

Il est gentil ! (Il sonne. Aubin paraît.) Mettez un couvert de plus et dites qu’on serve à l’heure.


De La Porcheraie, lorgnant Aubin.

Où diable avez-vous été décrocher ce valet de chambre ?


Dutrécy.

Il est bien, n’est-ce pas ? C’est un Breton… un garçon honnête… dévoué… ça tient à la race.


De La Porcheraie.

Je m’en suis offert un autrefois… un cœur d’or !… malheureusement, il mettait mes bottes… c’est ennuyeux d’avoir un Breton dans ses bottes…


Aubin, à Dutrécy.

Monsieur… j’ai dans ma poche une lettre pour vous…


Dutrécy.

Eh bien, donne-la !


Aubin, la tirant de sa poche.

La voilà !