Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/89

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dans des endroits malsains… sans air… il fallait attendre notre voiture à la sortie… je m’enrhumais, et le lendemain… vous croyez qu’elle se reposait ? du tout ! Elle se mettait à son piano… à l’aube, elle me tapotait des polkas, des valses. Ce n’était pas tenable ! Enfin, un jour, je lui ai dit : "Madame, prenez votre fortune, moi la mienne, et faites-moi le plaisir d’aller danser ailleurs ! "


Dutrécy.

Je comprends cela… Et vous ne l’avez jamais revue ?


De La Porcheraie.

Si, une fois… sur le chemin de fer de Mulhouse.


Dutrécy.

Ah !


De La Porcheraie.

Nous nous sommes salués !… J’envoie quelquefois prendre de ses nouvelles et elle m’adresse sa carte au jour de l’an… nous ne sommes pas fâchés.


Dutrécy.

Oh ! moi ! avec Thérèse… je n’ai pas à craindre un pareil dénouement… Elle n’aime pas le bal… elle est habituée à se coucher de bonne heure… c’est une petite dormeuse… À la pension, nous l’appelions… (se reprenant) on l’appelait… mademoiselle Marmotte !


De La Porcheraie.

Précieuse disposition ! oh ! la femme qui dort !


Dutrécy.

Maintenant, mon ami, parlez-moi franchement… ne me flattez pas… j’ai cinquante-quatre ans…


De la Porcheraie.

Oh !