Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/88

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Dutrécy.

Vous, quand ça ?


De La Porcheraie.

Eh bien, et ma femme ?


Dutrécy.

Comment ! vous êtes marié ?


De La Porcheraie.

Mais certainement ! vous ne le saviez pas ?


Dutrécy.

Non !


De La Porcheraie.

J’ai cru que vous le saviez.


Dutrécy.

Voilà dix ans que je vous connais et c’est la première fois… Vous ne m’avez jamais présenté à Madame…


De La Porcheraie.

Oh ! par exemple ! du diable si je sais où elle est ! Voilà bientôt onze ans que nous nous sommes perdus de vue.


Dutrécy.

Séparés !


De La Porcheraie.

Nous sommes restés sept ou huit mois ensemble… je ne sais pas au juste.


Dutrécy.

Ah ! mon pauvre ami ! je comprends… une catastrophe !


De La Porcheraie,

Non, elle était très honnête… mais une femme impossible ! une mondaine ! Elle ne rêvait que fêtes et plaisirs ! Tous les jours, elle me traînait au bal, au concert…