Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/95

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Dutrécy.

Ce brave Armand ! En voilà un qui sait aimer ses amis… Il n’hésite pas ! On dit qu’il a été très bien pour vous dans ce voyage ? (Il attend une réponse de Georges qui reste muet la tête dans ses mains, À part.) Qu’est-ce qu’il fait là ?… il dort ! (Toussant.) Hum ! (Haut.) On dit qu’il a été très bien pour vous dans ce voyage ?


Georges.

Oh ! parfait, monsieur ! Parfait !


Dutrécy.

Oui, parfait… (À part.) Il est froid… (Haut.) Quelle réponse faudra-t-il porter à ce pauvre garçon ?


Georges.

Eh ! monsieur, épargnez-moi… donnez-moi le temps… quand il faut s’arracher le cœur de ses propres mains…


Dutrécy.

C’est juste, prenez votre temps. (À part, en sortant.) Il est un peu personnel, le petit jeune homme… mais il y viendra !… Armand !… laissons-les ensemble !

Il sort.


Georges, seul.

Renoncer à Thérèse ! mais je ne peux pas ! je ne peux pas !


Scène IX

Georges, Armand



Armand, entrant.

Mon ami…


Georges.

Armand !