Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/118

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Agénor.

Si tu savais à quel point je me fiche de ton Inca…


Martin.

Je vous ai déjà prié de ne pas me tutoyer.


Agénor.

Ca m’est échappé.


Martin.

Au nom de notre défunte amitié, écoutez un dernier conseil… Pendant qu’il vous cherche dans la forêt, filez sur Paris !


Agénor, froissé.

Ah ! monsieur, vous oubliez que j’ai porté l’épaulette !


Martin.

Je ne peux pas m’expliquer, mais c’est fait de vous si vous acceptez ce duel formidable !


Agénor.

Eh bien après ? Que m’importe l’existence maintenant… je n’ai plus d’ami !


Martin, ému.

Vous êtes d’âge à faire de nouvelles connaissances.


Agénor, ému.

Non, Ferdinand !


Martin.

Ne m’appelez pas Ferdinand… Nous sommes en froid… Au surplus, je vous ai donné cet avertissement… Maintenant, le reste vous regarde, monsieur.

Il remonte.


Agénor, s’inclinant.

Je vous remercie, monsieur.