Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/161

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Monnerville.

Verdinet ?… Je ne connais pas !


Galinois.

Bien ! jeune homme !… C’est très bien, d’être discret… mais je sais tout… tout !


Monnerville.

Tout… quoi ? (À part.) Il m’ennuie, ce monsieur !


Galinois.

L’histoire de vos amours avec madame Verdinet !


Monnerville, étonné.

Ah ! vous savez ?…


Galinois.

Qu’elle a quitté son mari pour vous.


Monnerville.

Madame Verdinet ?


Galinois.

Il a bu du laudanum, lui, le malheureux !… Mais il l’a reprise… sa femme !… il a pardonné !


Monnerville.

Oui.


Galinois.

Seulement, dès qu’il entend prononcer votre nom, il bondit !… Le passé lui remonte au cerveau, et, s’il vous rencontrait…


Monnerville.

Eh bien ?


Galinois.

Vous ne voudriez pas voir se renouveler ici la scène de Tortoni ?