Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/373

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N’oublions jamais que c’est à mon notaire que nous devons cette alliance, à laquelle je n’aurais jamais osé prétendre… moi, un ancien fabricant de chocolat…


Laure.

Mais il me semble que nous le valons bien.


Lépinois.

Laure, taisez-vous ! Une ère nouvelle s’ouvre pour toi, Thérèse… Tu vas te trouver lancée dans un monde étincelant… tu vas nouer des relations considérables… Au sein des grandeurs, n’oublie jamais ton père… ni ta mère… ni ta soeur.


Laure.

À la bonne heure !


Lépinois.

Et tâche de nous faire inviter dans les brillantes réunions auxquelles tu seras conviée.


Thérèse.

Comment ?


Lépinois.

Car, je ne te le cache pas… j’ai de l’ambition !… celle de sortir de ma médiocrité bourgeoise… Ainsi, mon enfant, je me résume… sois toujours d’humeur égale avec ton mari, qu’un sourire perpétuel fleurisse sur tes lèvres… Garde-toi d’être acariâtre, jalouse, quinteuse comme ta… (Se reprenant) comme certaine personne que je ne dois point nommer.


LAURE, À part,

Il veut parler de maman…


Lépinois.

Enfin, ma fille songe que le mariage