Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/46

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Hernandez.

Ou de la mienne, si tu le rates… Quelles sont tes armes ?


Martin.

Mes armes ?… Ah ! voilà le chiendent !… Je ne suis pas un duelliste de profession… J’ai déjà été sur le terrain, comme témoin, mais je ne connais ni l’épée ni le pistolet.


Hernandez.

Diable ! Et la carabine ?


Martin.

Plutôt. (Passant à gauche.) J’ai cassé pas mal de pipes à la fête de Bougival.


Hernandez.

Alors, le duel à l’américaine !


Martin.

Le duel américain ?


Hernandez.

Oui… à la carabine… On se cherche dans une forêt…


Martin.

Au Vésinet ! Ma maison de campagne est par là.


Hernandez.

On s’épie, on rampe derrière les arbres et les rochers… Le premier qui voit l’autre tire dessus !


Martin.

C’est que… j’ai la vue basse.


Hernandez.

Enfant ! J’ai un truc superbe qui m’a toujours réussi.


Martin.

Je le prends !