Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/82

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Martin.

Comment l’entends-tu ?


Hernandez, plaçant la tasse près de la table.

Je pose la coupe fatale sur cette table… bien en vue… Agénor va venir… il boira si c’est son inspiration… Ca te va-t-il comme ça ?


Martin.

Comme ça, je veux bien… Poser une tasse sur une table n’est pas un crime.


Hernandez.

Allons faire un tour.

Il remonte au fond, à gauche, pour prendre son chapeau.


Martin.

Je te suis. (À part.) Ce n’est pas un crime… (Il verse vivement l’encrier dans la tasse en se cachant d’Hernandez et à part.) Tout l’encrier ! maintenant, s’il boit… c’est qu’il aura une fière soif !


Hernandez.

Viens-tu ?


Scène XI

Les Mêmes, Pionceux


Pionceux entre par le fond ; en les voyant, il cache une tasse derrière son dos.


Hernandez, l’apercevant, à part.

Pionceux ! Préparons-nous un alibi. (Haut à Pionceux, après l’avoir fait descendre et lui montrant la tasse qui est sur la table.) Remarque bien que la potion du capitaine est là intacte (tirant