Page:Laboulaye - Histoire politique des États-Unis, tome 1.djvu/187

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d’Hudson, c’est-à-dire dans le site admirable où plus tard fut établi New-York. Mais le capitaine du vaisseau, gagné, dit-on, par les Hollandais qui projetaient un établissement sur ce beau fleuve, les porta beaucoup plus à l’est, et, après quatre mois d’une pénible navigation, les fit aborder au cap Cod, sur un territoire qui n’était même plus celui de la Virginie ; car il se trouvait dans la concession faite à la compagnie du Nord.

Les rigueurs de la saison (on était au 22 décembre), les fatigues et les maladies de la mer forcèrent les pèlerins à prendre terre. Après avoir exploré la côte, ils choisirent pour s’établir un lieu appelé Patuxet par les Indiens, et qu’ils nommèrent le Nouveau-Plymouth, en souvenir du dernier point de l’Angleterre qu’ils avaient quitté. New-Plymouth est resté célèbre comme le plus ancien établissement de la Nouvelle-Angleterre, et encore aujourd’hui on garde et l’on montre avec respect le rocher où les pèlerins mirent le pied en prenant possession de ce continent, qu’ils devaient peupler de leur race et animer de leurs idées.

Quelque temps avant de débarquer, comme on craignait l’anarchie, d’autant plus que visiblement on allait descendre sur une terre où l’on n’avait ni droit de propriété ni juridiction, les pèlerins se lièrent par un contrat écrit qui nous est resté, et dont voici la teneur :