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siècles que Roger Williams lui avait donné pour base le suffrage universel, et la séparation absolue de l’Église et de l’État ; la philosophie et la politique n’ont pas encore été plus loin.

4. connecticut et new-haven.

C’est aussi à une émigration du Massachussets que le Connecticut doit sa naissance. Suivant Robertson, dont l’opinion est, il est vrai, combattue par Bancroft, la rivalité des deux principaux ministres de la colonie puritaine, Gotton et Hooker, décida ce dernier à émigrer en 1636 avec ses adhérents dans la fertile vallée du Connecticut, où déjà étaient entrés quelques pionniers hollandais de Manhattan (aujourd’hui New-York).

Pour s’établir il fallut lutter contre les Indiens Pequod, et faire une guerre sanglante qui ne finit que par l’extermination des sauvages. Maîtres enfin de ce domaine qui appartenait en partie au Massachussets, et en partie à lord Warwick, les émigrants, sans trop s’inquiéter du titre primitif, s’organisèrent comme la colonie de Plymouth et de Rhode-Island, par une association volontaire, et un contrat de gouvernement.

Cette constitution fut toute puritaine et toute démocratique ; l’esprit de religion et l’esprit de liberté s’y déployèrent jusqu’à l’extrême.

Le droit électoral fut donné à tous les citoyens qui avaient prêté serment de fidélité à l’État. Les