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comités, et c’est lui qui en profite par ses enfants. Toute l’administration de l’école est directement dans ses mains.

Et, notez-le bien, grâce à la loi qui garantit le droit de l’État en établissant un minimum, la commune peut faire plus que la loi n’exige ( et c’est le cas ordinaire), mais elle ne peut jamais faire moins. Si par égoïsme elle ne se conforme pas aux prescriptions légales, tout père de famille la cite devant le grand jury, et la fait condamner à une indemnité immédiate ; c’est une mesure aussi expéditive que certaine.

Un autre avantage de ce système, c’est que les frais de l’école sont faits non point par le père qui envoie son enfant, mais par tous les propriétaires du district[1].

C’est une disposition toute favorable aux pauvres. On a remarqué qu’en général un cinquième des habitants paye la moitié de la taxe, tout en n’envoyant à l’école que moins du sixième des enfants.

Ainsi la taxe d’école est au fond un impôt mis sur le riche pour élever les enfants du pauvre ; et c’est une œuvre également utile aux deux par-

  1. Cette taxe est fort allégée dans les États nouveaux, ou lors de chaque création de nouveaux territoires un trente-sixième de chaque township (six cent quarante acres) est affecté à l’entretien des écoles.

    Il y a aussi des fondations considérables. Le Connecticut, par exemple, consacre à l’éducation un fonds de deux millions de dollars, produit de la vente des terres que l’État possédait au bord du lac Érié dans l’Ohio.