Page:Laboulaye - Histoire politique des États-Unis, tome 1.djvu/377

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tions hollandaise, puritaine, européenne, a toujours eu quelque chose de cosmopolite. New-York a emprunté à la Nouvelle-Angleterre ses municipalités et ses écoles ; elle a gardé de la Hollande l’esprit de commerce et l’entente des grandes affaires ; enfin, à cette émigration générale qui lui apporte tout ce qu’il y a d’aventureux ou de compromis en Europe, elle doit une certaine exemption de préjugés et en même temps une ardeur, un entraînement qui contraste avec la réserve de la Nouvelle-Angleterre et fait de l’État empire la tête du parti démocratique dans l’Union, la véritable capitale des États-Unis.

New-York a du reste joué un grand rôle dans la révolution et dans l’adoption de la constitution ; elle a eu dès l’origine ce caractère libéral qui ne l’a jamais abandonné, et que même en certaines circonstances elle a poussé un peu loin. C’était déjà le point par où l’Amérique touchait le plus près à l’Europe, le point par où entraient le plus aisément nos mœurs, nos idées, notre civilisation, et aussi nos défauts.