Page:Lacenaire, éd. Cochinat, 1857.djvu/182

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venger, Lacenaire raconta qu’il avait dû commettre d’abord ce crime avec le petit Bâton ; mais, en se rendant avec lui chez les victimes, il avait vu la pâleur de son compagnon. C’était à Bâton qu’il avait dit : « Tu ne sauras jamais rien faire ; avec toi on va droit à la butte ! »

S’il avait parlé d’Imbert, c’est qu’un homme du métier comme François savait bien que les affaires de ce genre ne se font pas sans complice. Il n’avait pas voulu compromettre Avril, même en paroles.

À présent qu’Avril ne méritait plus d’être ménagé, il raconta sa part active dans l’assassinat.


CHAPITRE XXIX.

Code du criminel. ― MM. Allard et Canler. ― Le chasseur d’hommes. ― Labyrinthe.


Maintenant, arrivons aux opérations de la police de Paris.

Tandis que l’oubli d’un passeport mettait Lacenaire au pouvoir de la justice en Bourgogne, voici de quelle intelligente façon M. Canler le chassait à Paris.

Nous devons ces détails à notre confrère Albert Monnier, et nous ne saurions mieux faire que de raconter comme il l’a fait les péripéties de cette capture.

Dans les conversations intimes de sa dernière prison, Lacenaire a prononcé une maxime qui est, à elle seule, tout un manuel de police.