Page:Lacenaire, éd. Cochinat, 1857.djvu/188

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par ce trou, avec les agents de l’autorité. On apprit d’elle que son neveu ne se nommait pas Gaillard, mais Lacenaire.

Mahossier, Bâton, Gaillard, c’était Lacenaire ! Des mandats existaient contre cet homme sous tous ces noms différents, et peut-être encore sous bien d’autres. Qui le saura jamais ?

Tout était à recommencer. Le courage ne faillit pas à la police. Elle tissa de nouveau sa toile sans cesse brisée par l’aile du hasard.

Le hasard qui l’avait desservie, devait enfin lui être propice. Elle apprit qu’un nommé Lévi, venant de Paris, avait été arrêté à Beaune, dans un café, au moment où il essayait de négocier une fausse lettre de change.

À la vue de son signalement, la police fut convaincue que Lévi était une nouvelle incarnation du Brâhma des voleurs. Lévi, Mahossier, Bâton et Gaillard, c’était, en effet, Lacenaire !


CHAPITRE XXX.

La renommée et le héros de Paris. ― Affinité des femmes pour les assassins. ― Machinations de François contre Lacenaire.


Le meurtrier de Chardon se trouvait donc forcé comme un loup, et ce ne fut, comme nous l’avons déjà dit, que