Page:Lacenaire, éd. Cochinat, 1857.djvu/220

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sous celui du Fizelier. C’était le soir du jour de l’an.

M. l’Avocat-général. — Nous avons fait relever les actes de l’état civil, et voici la preuve que la parente de François s’est réellement mariée ce jour-là.

M. le Président. — Il paraît que Pageot logeait les gens de votre profession, et qu’il était assez facile sur les noms qu’on lui donnait, satisfait d’être en règle ? — François a-t-il couché avec vous ?

R. Oui.

D. N’avait-il pas de gros favoris rouges ?

R. Rouges, oui, mais pas très gros, c’est-à-dire allant jusqu’à la bouche.

D. Lacenaire, indépendamment des détails que vous venez de nous donner, en auriez-vous quelques autres à faire connaître, quelques faits importants à révéler ? (Mouvement de curiosité.)

Lacenaire, après une pause : — Non… non…, monsieur le président, seulement je me souviens que, le soir d’un des premiers jours de janvier, nous volâmes, François et moi, une pendule à l’étalage de l’horloger Richon, rue Richelieu 108 ; je vendis cette pendule à un marchand d’habits. Il me revient aussi en mémoire qu’Avril est venu précédemment avec moi, rue de Sartines, no 4, pour commettre un assassinat sur un garçon de recette de M. Rothschild. Il a dû être vu par la portière. Je m’appelais Louis Guèrin alors, et j’avais lancé un mandat sous ce nom, mais le garçon de recette ne vint pas au rendez-vous, et nous fûmes obligés de nous en aller sans rien faire. Seulement Avril emporta une