Page:Lacenaire, éd. Cochinat, 1857.djvu/219

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vai personne. J’allai attendre alors dans un cabinet de lecture. Quand j’en ressortis, j’allai de nouveau chez le même camarade. J’y retrouvai alors François qui me dit en me voyant entrer « Tiens, c’est toi, mon pauvre ami, je te croyais arrêté ? » — « Si je ne le suis pas, lui répondis-je, cela n’a pas été de ta faute. »

D. Vous persistez à ne pas faire connaître le nom de cet ami inconnu ?

R. Oui, monsieur le président.

D. Il devait vous aider ?

R. Oui, monsieur le président.

D. Après la tentative de la rue Montorgueil, que fîtes-vous avec François ?

R. Nous avons été dîner, et nous avons été passer la nuit chez Soumagnac, qu’on nomme aussi Magny, et qui est un ami particulier de François. La portière de Soumagnac avait l’ordre de donner la clef à François, et effectivement, quand nous vînmes nous coucher, elle la donna sans difficulté.

D. Qu’avez-vous fait le lendemain ?

R. Nous sommes allés, François et moi, et la personne que je ne veux pas nommer, à Issy, pour y commettre un vol chez une parente de François. Mais nous ne pûmes réussir, parce que la servante était à la maison. Vainement François voulut-il l’éloigner, en lui disant que sa maîtresse l’attendait à la noce, qui se faisait aux Vendanges de Bourgogne, elle ne voulut pas s’éloigner. Il n’y avait plus de voitures, d’ailleurs, et le coup manqua ainsi. Nous retournâmes à Paris. Je pris un nouveau logement chez Pageot, sous le nom de Bâton, et François