Page:Lacenaire, éd. Cochinat, 1857.djvu/8

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son temps, qui l’ont aidé de toutes leurs forces à élever le piédestal sur lequel il a tant posé devant la Cour d’assises.

Nous avons cherché au contraire à réagir contre ce travers d’une autre époque, et nous allions le faire plus énergiquement encore aujourd’hui, lorsque nous avons eu la bonne fortune de lire un article de M. Léon Gozlan, inséré en janvier 1836 dans la Revue de Paris.

Jamais document n’a mieux exprimé nos propres pensées sur un homme, que ne l’a fait celui qui est sorti de la plume brillante de l’auteur des Tourelles et comme nous désespérons de dire plus juste que lui, nous consignons purement et simplement en guise de préface au commencement de ce livre, les réflexions pleines de sens que l’engouement public a inspirées au spirituel écrivain.

Voici ce que, dans sa haute raison, il disait à propos de Lacenaire. Il est impossible de prémunir plus complétement les lecteurs que M. Gozlan ne le fait contre les piéges où les grands sentiments du criminel pourraient les jeter :

« Par une comparaison dont nous voudrions adoucir les angles,nous croyons qu’il existe, dans l’échelle des êtres créés, des hommes d’élite, comme il y a des métaux, des plantes,des pierres, des arbres, des animaux