Page:Lacuzon - Éternité, 1902.djvu/102

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Car ton âme a vibré dans l’espace et le nombre.
Et la vie et ton rêve ont été confondus.
Durant ce spasme immense où les temps suspendus
T’ont montré l’infini — sur qui fuyait leur ombre.

Et monte ta croyance avec ton vœu de vivre !
La conscience règne où le mystère a lui.
Et sensible à ta foi l’immanence se livre
Au grand rythme éternel qui la dérobe en lui ;

Au rythme, expansion première, et loi des causes.
Genèse, norme et vie, et resplendissement
De l’aurore et des nuits au clair des firmaments,
— Qui régit ton poème impliqué dans ses clauses.

Et qui, flux et reflux d’insaisissables ondes.
Propulse, effort ultime, et gravité, dirige.
Sur des orbes précis, frayés dans du vertige.
Le fulgurant essaim des astres et des mondes !…