Page:Lamairesse - L’Empire chinois, le Bouddhisme en Chine et au Thibet.djvu/31

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milation, tant à l’intérieur que sur ses frontières. Elle a absorbé dans sa civilisation 20 millions de descendants des dix tribus d’Israël presque entièrement, et, à un degré bien moindre il est vrai, ses soixante millions de Musulmans ; sa population envahit la Mongolie, Formose, et le kouldja ; par le nombre elle lutte avec avantage contre ses voisins et arrête leurs progrès jusqu’à un temps dont on ne saurait prévoir la durée. Elle n’a renoncé qu’en apparence à ses possessions anciennes bordant les frontières et elle entretient une guerre sourde contre leurs détenteurs : par exemple en Annam contre les français. Son plus grand péril est sa lenteur de transformation en présence du progrès universel dans l’art militaire, les voies de communication et les finances.