Page:Lamairesse - L’Empire chinois, le Bouddhisme en Chine et au Thibet.djvu/62

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afin que chacun garde ce qui le nourrit. « Tous les excédents de terre sur le maximum permis font retour à la couronne et sont distribués aux communes. Quiconque blâmera ces mesures sera banni, quiconque s’y opposera sera mis à mort. »

On obéit en effet ; mais, peu d’années après, les grands avaient repris possession de leurs domaines.

Sous le grand empereur Vou-Ty (140 à 86 avant J.-C.) les Tao-Ssé avaient, avec toutes leurs pratiques, fait de grands progrès à la Cour et dans toutes les classes de la société.

Sous leur influence, la société Chinoise se corrompît par le luxe, bien qu’il y eût un grand développement littéraire. Ce développement avait lui-même ses danger résultant du nombre excessif des doctrines nouvelles tant celle du pessimiste Yang Tchu que celle de Mih-Teil le prédicateur de l’amour universel et d’autres encore qu eurent vogue ; toutes furent combattues vigoureusement par Meng Tseu.

L’Empire ayant essuyé des revers, tous les intrigants et les corrompus s’unirent aux Tao-Ssé contre les lettrés qui occupaient les places et le pouvoir, et recoururent à la guerre civile. Les lettrés furent vaincus, puis décimés Mais les deux partis avaient déjà des rivaux redoutables dans les Bouddhistes.