Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 1.djvu/195

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
193
POÉTIQUES.
VINGTIÈME

MÉDITATION



INVOCATION




Ô toi qui m’apparus dans ce désert du monde,
Habitante du ciel, passagère en ces lieux !
Ô toi qui fis briller dans cette nuit profonde
Un rayon d’amour à mes yeux ;
À mes yeux étonnés montre-toi tout entière ;
Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin :
Ton berceau fut-il sur la terre ?
Ou n’es-tu qu’un souffle divin ?