Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 1.djvu/227

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COMMENTAIRE


DE LA VINGT-QUATRIÈME MÉDITATION




Ainsi que le dit la note au bas de la page 223, ces vers, qui faisaient partie d’un recueil que je jetai au feu, avaient été écrits à Naples en 1813. J’allais souvent alors passer mes journées, avec le père de Graziella et Graziella elle-même, dans le golfe de Baïa, où le pêcheur jetait ses filets (voir les Confidences, épisode de Graziella). J’écrivais la côte, les monuments, les impressions de la rive et des flots, en vers, pendant que mon ami Aymon de Virieu les notait au crayon et au pinceau sur ses albums. Il avait, par hasard, conservé une copie de cette élégie, et il me la remit au moment où je faisais imprimer les Méditations. Je la recueillis comme un coquillage des bords de la mer qu’on retrouve dans une valise de voyage oubliée depuis longtemps, et je l’enfilai, avec ses sœurs plus graves, dans ce chapelet de mes poésies.