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COMMENTAIRE


DE LA VINGT-UNIÈME MÉDITATION




Cette Méditation est de 1820. Elle fut écrite dans l’île d’Ischia, dont j’ai déjà tant parlé, et dont j’aurai à parler encore. J’aurais dû la jeter dans la mer, comme on brise d’impatience un miroir qui ternit, rapetisse et défigure un objet.

Je sens que je chanterais mieux maintenant ce ciel liquide qui console la terre de n’avoir pas l’autre ciel. Mais le temps est loin des jours nonchalants passés au pied d’une roche concave, sur un lit tiède de sable fin, à compter des vagues et à noter des frissons de l’eau. S’ils reviennent jamais, je ferai ce que j’ai toujours rêvé de faire, des Marines en vers, des églogues de l’Océan. J’avais écrit quelques chants d’un poëme des Pêcheurs. J’ai perdu le manuscrit.