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MÉDITATIONS POÉTIQUES.


L’ombre t’y voile, l’herbe égoutte
Les perles de nos nuits d’été,
Le rayon les boit goutte à goutte
Sur ton calice velouté.

Une source tout près palpite,
Où s’abreuve le merle noir,
Il y chante, et moi j’y médite
Souvent de l’aube jusqu’au soir.

Ô fleur, que tu dirais de choses
À mon amour, si tu retiens
Ce que je dis à lèvres closes
Quand tes yeux me peignent les siens !