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V


BÉNÉDICTION DE DIEU


DANS LA SOLITUDE




D’où me vient, ô mon Dieu, cette paix qui m’inonde ?
D’où me vient cette foi dont mon cœur surabonde ?
À moi qui tout à l’heure, incertain, agité,
Et sur les flots du doute à tout vent ballotté,
Cherchais le bien, le vrai, dans les rêves des sages,
Et la paix dans des cœurs retentissant d’orages ?
À peine sur mon front quelques jours ont glissé,
Il me semble qu’un siècle et qu’un monde ont passé,
Et que, séparé d’eux par un abîme immense,
Un nouvel homme en moi renaît et recommence.