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COMMENTAIRE


DE LA HUITIÈME HARMONIE




J’ai dédié celle-ci à la princesse Borghèse, née la Rochefoucauld, parce que cette charmante femme, qui habitait alors Florence, fut la première personne à qui je lus cette Harmonie. Elle avait l’imagination grandiose de l’Italienne, et la tendresse religieuse d’une jeune mère qui prie pour ses enfants. Elle comprit ces vers, et elle les adopta. Elle possède maintenant à Rome ces jardins, ces villas, ces palais, ces galeries admirables qui font de cette famille la famille hospitalière de tous les arts et de tous les étrangers.

Les grands temples de l’Italie et les grandes cathédrales de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne, les grandes mosquées même de l’Orient, m’ont toujours attiré sous leurs voûtes, sous leurs dômes, sous leurs coupoles. Je ne m’étonne pas qu’un seul de ces édifices bien senti, bien analysé, bien étudié et bien vivifié (Notre-Dame de Paris), ait inspiré à Victor Hugo une véritable épopée monumentale. Élevé sous un autre ciel que lui, les cathédrales gothiques ont moins d’attrait pour moi ; j’aime mieux les