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IV


L’INFINI DANS LES CIEUX




C’est une nuit d’été ; nuit dont les vastes ailes
Font jaillir dans l’azur des milliers d’étincelles ;
Qui, ravivant le ciel comme un miroir terni,
Permet à l’œil charmé d’en sonder l’infini ;
Nuit où le firmament, dépouillé de nuages,
De ce livre de feu rouvre toutes les pages !
Sur le dernier sommet des monts, d’où le regard
Dans un double horizon se répand au hasard,
Je m’assieds en silence, et laisse ma pensée
Flotter comme une mer où la lune est bercée.