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COMMENTAIRE


DE LA SEIZIÈME HARMONIE




Cette Harmonie fut écrite à Florence, en 1828. C’est l’époque de ma vie où ma pensée, sans désirs, sans soins et sans soucis sur la terre, se tourna le plus habituellement vers le ciel, et où tous mes chants étaient des hymnes. Il y a des âmes chez lesquelles la piété est un fruit des larmes ; il y en a d’autres chez lesquelles l’adoration est un parfum d’été qui s’exhale dans les rayons de joie. Je suis de ces derniers. La douleur me crispe, et me rend silencieux et stérile ; le bonheur me féconde, et m’invite à me répandre en reconnaissance et en cantiques. J’étais heureux.