Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 8.djvu/326

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FRAGMENTS


DU POÈME D’ANTAR




PREMIER FRAGMENT


Un jour, Antar étant venu chez son oncle Mallek, fut agréablement surpris de l’accueil favorable qu’il en reçut. Il devait cet accueil, nouveau pour lui, aux vives remontrances du roi Zohéir, qui, le matin même, avait fortement engagé Mallek à se rendre enfin aux désirs de son neveu en lui accordant sa cousine Ablla, qu’il aimait passionnément. On parla des préparatifs de la noce ; et Ablla ayant voulu savoir de son cousin quels étaient ses projets : « Je compte, lui dit-il, faire tout ce qui pourra vous convenir. — Mais, reprit-elle, je ne demande pour moi que ce qui a lieu pour d’autres : ce qu’a fait Kaled-Eben-Mohareb