Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 8.djvu/358

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DEUXIÈME FRAGMENT


Antar, pendant sa captivité en Perse, ayant rendu au roi de ce pays d’importants services, ce prince lui accorda la liberté, et le renvoya comblé de riches présents en argent, chevaux, esclaves, troupeaux et armes de toutes sortes. Antar ayant rencontré sur sa route un guerrier renommé pour sa valeur, qui s’était emparé d’Ablla, le tua, et ramena sa cousine avec lui. Près d’arriver à sa tribu, il envoya prévenir ses parents, qui le croyaient mort depuis longtemps ; l’annonce de son retour les combla de joie, et ils partirent pour aller à sa rencontre, accompagnés des principaux chefs et du roi Zohéir lui-même. En les apercevant, Antar, ivre