Page:Lamartine - Œuvres complètes de Lamartine, tome 8.djvu/38

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LE COUTEAU D’OR




Une fois deux sapins croissaient l’un près de l'autre ;
Au milieu d’eux s’élevait la cime élégante d’un mélèze ;
Mais ce n’étaient point deux sapins verts,
Ce n’était point un élégant mélèze :
C’étaient deux frères nés d’un même sein,
L’un nommé Paul, l’autre Radul,
Et entre eux la dame Jélitza leur sœur.
Ils l’aimaient tendrement, les deux frères,
Et lui donnaient de fréquents gages d’amitié ;
L’un tantôt plus, l’autre tantôt moins.