Page:Lambeau - Histoire des communes annexées à Paris en 1859. La Chapelle Saint-Denis.djvu/132

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
LA CHAPELLE-SAINT-DENIS

zare avaient obtenu l’autorisation de supprimer une voie, dite ruelle des Manchots, située au-dessus du Séminaire de Saint-Charles, à la charge d’ouvrir un chemin de quatre toises au moins de largeur, entre le chemin des Poissonniers et le faubourg de Gloire, c’est-à-dire la chaussée de Paris à Saint-Denis, et « où deux carrosses et harnois puissent aisément passer».

Les religieux n’exécutèrent pas exactement leur engagement et ouvrirent le dit chemin plus haut vers le nord, ce qui amena, d’ailleurs assez longtemps après, en 1750, une poursuite exercée contre eux par le Bureau des Finances à la requête de divers propriétaires se déclarant lésés.

Le dit Bureau se transporta sur les lieux et constata que le nouveau chemin était situé, en effet, « bien par delà » l’endroit convenu, mais qu’il était en assez bon état, direct entre le chemin des Poissonniers et la chaussée Saint-Denis, et « au pied de cinq moulins à vent, commodément placé pour y arriver », circonstances qui ne se seraient pas produites avec le premier projet de tracé.

On lit dans la pièce que les meuniers, néanmoins :

Pour accourcir leur chemin en ont formé un autre à travers terre pour communiquer à leurs moulins quoique le chemin en question soit en bas de leur butte et moulins.

Le Bureau des Finances reconnut que l’intérêt public demandait que le chemin nouveau restât ou il était ; que, dès qu’il serait aplani par la suppression d’une butte sise en son milieu il serait utile et praticable, étant en terrain sec, élevé, dominé seulement par les moulins ; d’autant qu il était déjà formé et établi à ses deux extrémités, sur 24 pieds de largeur:

Et de ligne droite dans toute sa longueur, depuis le dit faubourg de Gloire jusqu’au chemin des Poissonniers.

LA CHAPELLE-SAINT-DENIS