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LA CHAPELLE-SAINT-DENIS

L’ordonnance du dit Bureau, du 2 janvier 1750, enjoignit donc à la maison de Saint-Lazare, de rendre le chemin établi par elle solide et praticable, « à l’effet de rétablir la libre communication du chemin des Poissonniers au faubourg de Gloire », sur une largeur de 24 pieds, et d’y faire immédiatement travailler, sinon qu’il y sera pourvu à ses frais par l’entrepreneur du pavé de la Ville[1].

Le chemin ainsi construit par les religieux est représenté aujourd’hui, comme nous l’avons dit plus haut, par les rues de la Goutte d’or et de Jessaint.

Celui établi par les meuniers pour « accourcir » l’accès des moulins, ne peut être que la rue Polonceau actuelle.

Le vocable de butte des Cinq Moulins, donné à la butte des Couronnes, est donc déjà justifié en 1750 par l’existence des cinq moulins à vent reconnus par le Bureau des Finances.

Un petit plan manuscrit, levé au mois de novembre 1757, du terroir dit : Dessous des Couronnes, montre très clairement la déclivité de cette butte, sur laquelle sont dessinés d’une façon naïve et pittoresque les cinq moulins à vent plantés sur leur massif de pierre, et entourés de leur enclos respectif, avec les maisons des meuniers. Un chemin particulier semble n’exister que pour leur usage, dénommé chemin des muniers, qui part du plus élevé de ces moulins, passe devant les autres, et descend en méandres à la voie dénommée au plan : chemin neuf qui vient de la rue des Poissonniers et qui aboutit au chemin de Saint-Denis[2].

Il s’agit encore ici des deux chemins dont nous parlons plus haut.

Sur un autre petit plan de la même année, manuscrit, se

  1. Archives Nationales. Q2 1100.
  2. Archives Nationales. N. III. Seine 315.