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LA CHAPELLE-SAINT-DENIS

celle-ci : l'église Sainte-Geneviève de la Chapelle-Saint-Denis, proche Paris.

C’est aussi l’avis de Le Roux de Lincy, disant que les plus anciens titres désignent le village de la Chapelle sous le vocable de Capella sanctœ Genovefœ[1].

Et voici peut-être encore une autre appellation de la localité, sans doute fort rare, car nous ne l’avons pas rencontrée ailleurs, qui lui venait probablement de cet abbé Odon mentionné plus haut. Nous trouvons, en effet, dans un ensaisinement de Saint-Lazare, en 1351, que Nicolas Tuit possède un quartier et demi de terre au terroir de la Chapelle-Saint-Denis-en-Eudon[2].

Un autre vocable semble également être cité par l’abbé Lebeuf, lorsqu’il indique trois arpents de vigne situés, au XVe siècle, entre Montmartre et la chapelle Ostran, aboutissant au Val Larronneux, mais dont, à la vérité, il ne s’explique pas l’origine[3].

L’acte de 1229 dont nous venons de parler, acte d’affranchissement de servage, ou d’affranchissement d’impôts (?) est vraisemblablement le point de départ de la vie urbaine du lieu, et de son organisation en communauté, sous la tutelle de la seigneurie appartenant à l’abbaye de Saint-Denis. Un maire, désigné par le seigneur, et qui détenait la charge d’administrer certaines parties de la justice, avait peut-être aussi, à cette époque, une action sur cette communauté d’habitants ?

Dans une déclaration, que l’on peut dater de 1360, ou

  1. Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles, par Le Roux de Lincy et Tisserand, p. 229, note 2.
  2. Archives Nationales. S. 220 a.
  3. Histoire de la Ville et du diocèse de Paris, par l’abbé Lebeuf. Édition Féchoz, t. I, p. 458.