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LA CHAPELLE-SAINT-DENIS

Un plan de cette époque, 1704-1705, montre que la partie de la dite seigneurie, à gauche du grand chemin de Paris à Saint-Denis en venant de Paris, ne s’étendait pas intégralement jusqu’au chemin des Poissonniers, qui limita plus tard les communes de la Chapelle et de Montmartre. On voit, en effet, entre ce chemin et celui de Saint-Denis, une ligne séparative allant du sud au nord et intitulée : Borne de séparation de seigneurie avec Clignancourt[1].

Ces territoires, d’ailleurs, se modifiaient souvent par conventions entre seigneurs. C’est ainsi que nous trouvons, notamment, un acte du 24 juillet 1651, ratifiant un contrat passé entre « M. de Clignancourt » et l’abbaye de Saint-Denis pour l’échange de quelques censives que celle-ci avait à Clignancourt, contre d’autres situées à la Chapelle. A la vérité, l’acte en question ne spécifie pas les noms des cantons échangés[2].

Concernant la délimitation de ces seigneuries, nous voyons sur un plan des Archives Nationales, que les maisons situées dans Paris, qui payaient le cens à l’abbaye, portaient des marques de censives gravées sur la muraille, composées d’un écusson aux trois fleurs de lis, surmontées de la couronne royale, avec une crosse abbatiale et une mitre, et au-dessous de l’écusson, les deux lettres S. D. Nous pensons qu’il devait en être de même pour les maisons de la Chapelle, bien que nous n’ayons jamais rencontré cette marque, soit sur des maisons de la localité, soit dans des documents la concernant[3].

L’abbaye de Saint-Denis, dans la personne de son grand

  1. Archives Nationales. N. III. Seine, 477.
  2. Archives Nationales. S. 2384, 2385.
  3. Archives Nationales. N. Seine III. 512. Et Procès-verbal de la Commission du Vieux-Paris d’octobre 1921.