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JOURNAL D’UN BIBLIOPHILE

Tous ces ouvrages furent, en effet, collectionnés par un simple artisan franco-américain, ne possédant en fait de lettres que celles de la petite école primaire, mais doué par contre d’une rare intuition pour la valeur livresque et historique des pièces qu’il acquérait au prix des plus grands sacrifices.

Les volumes de la Collection Lambert dormaient donc au domicile de leur propriétaire, ignorés de tous, exposés au feu, enfouis dans des caisses et des armoires, lorsqu’il vint à l’idée des directeurs de l’Association Canado-Américaine de les tirer de l’ombre pour les offrir à la curiosité des chercheurs, à l’esprit des historiens et des journalistes, à la connaissance des membres de la Société eux-mêmes.

Désireux de son côté de faire profiter ses compatriotes de ses recherches, M. Lambert consentit à engager des pourparlers en vue de la vente de sa bibliothèque, à sacrifice.

La transaction ne traîna guère et la Collection Lambert est maintenant la propriété de l’Association Canado-Américaine, à l’abri dans ses voûtes de sûreté.

Un premier classement a été opéré en attendant le catalogue définitif ; une salle de lecture a été aménagée dont les murs s’ornent des compositions de Massicotte, bref, la Collection Lambert est maintenant à la disposition de quiconque veut la consulter. M. Henri d’Arles, officier d’Académie, auteur


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